Une vie en jeux, c'est un peu mon autobiographie ludique. Au programme : mes souvenirs de joueur, remis dans le contexte de leur époque, et parfois brutalement piétinés parce que j'ai fait l'erreur de relancer une de ces vieilleries, "pour voir".
C'est marrant comme ça fonctionne, la mémoire. La plupart du temps, quand je repense à un jeu, une foule de petits détails extérieurs me reviennent et me rappellent ce qu'était ma vie à l'époque : quelle musique j'écoutais, qui je fréquentais, où est-ce que je jouais, à quoi ressemblait mon bureau... Ce n'est pas le cas pour Dune II. Là, c'est le vide total. Je me rappelle uniquement d'une voix féminine qui me dit
"Warning, enemy unit approaching."






